Toulouse, Saint Sernin 2017

« La forêt de Banyuls est mon église préférée. Il faut marcher pendant plus d'une heure pour l'atteindre, après avoir quitté une mauvaise piste puis emprunté un sentier non balisé. C'est une forêt méridionale, une petite chapelle romane à la morphologie de vigneron banyulenc, de taille modeste en comparaison de la cathédrale de hêtres de la Massane. Je n'y ai jamais rencontré aucun visiteur même si je le sais, des chasseurs viennent là traquer le sanglier. Ici on écoute le silence. Le soleil crible de taches l'humus au sol à la manière de mille spots perçant le feuillage de la chênaie. Je viens là une ou deux fois l'an.

Discipline de l'observation, la photographie nous enseigne la contemplation. Technique de reproduction de prime abord, sa science en fait consiste en l'art du cadrage et en l'art d'une forme de chasse à l'arc. Fixer le temps grâce à une flèche pacifique.

À la proposition de réaliser les illustrations destinées au chemin de croix en la Basilique Saint-Sernin de Toulouse, je voulais me plier à un exercice à travers l'interrogation suivante : le procédé photographique en choisissant comme modèles des compositions appartenant au règne végétal, pourrait-il évoquer des scènes de l'Écriture portant à la méditation telles que puissent être exprimées l'humilité, l'agonie, la souffrance, l'espérance ? L'apôtre Paul n'écrit-il pas « toute la création gémit ensemble dans les douleurs de l'enfantement ».

J'ai cherché, travaillé et vous livre ce « devoir photographique ».

P. Parcé

Le livret édité en accompagnement de cette exposition est disponible à la basilique Saint-Sernin de Toulouse. Les photos, les méditations écrites par Robert Le Gall Archevêque de Toulouse permettent de garder la mémoire de cette exposition.



Château Royal de Collioure 2015

Cœurs de schiste

Je marche dans l’arrière-pays. Au sol, des schistes en forme de cœurs me rappellent ceux que j’ai aimés ; ceux que j’ai blessés... Toutes celles et ceux que j’ai photographiés depuis mes premiers essais avec la boîte 4 x 4.  Comme un petit Poucet, je les ramasse puis les place en veilleuses sur le bord d’une fenêtre, les confiant au cœur du Père. Certains ont été figurants ou acteurs de mon voyage photographique inauguré vers 1965. Ce voyage raconte une histoire de femmes et d’hommes vivant en Europe au XXe et XXIe siècle. L’histoire se déroule à Paris, Budapest, à Chypre, Banyuls, en Angleterre, en Italie. Elle se poursuit avec vous en ce lieu.

Une amie m’a écrit « La beauté est une consolation et un poste avancé de l’éternité. Bienheureux celui qui sait la voir, et la montrer aux autres ». Le ton est Dostoïevkien. Puissions-nous, photographes, aider à construire ce monde et, de notre histoire, être des témoins véritables.  

Durant l’été 2015 cette rétrospective était présentée au Château Royal de Collioure. Une centaine de tirages dans huit salles abordaient diverses thématiques. L’école pictorialiste, la photo dans sa dimension documentaire, le portrait, la couleur. Si vous souhaitez en recevoir une documentation pour la présenter, vous pouvez prendre contact avec nous.

Plus d’éléments sur Collioure 2015


Également :

  1. -Portraits à la 20 x 25

  2. -Champagne Marie Sara

Petite galerie, quelques photographies

Dans les Saints Météores, 2014. Pour l’illustration de l’agonie du Christ.

Dubrovnik, vers 1973